Publié le

L'incroyable rdv de la famille Roité* p1/4

[:fr]

boule-de-cristal-w

Note de l’auteur :
D’habitude ce n’est qu’une fois terminée qu’on raconte une histoire vraie…Sauf que celle-ci est juste en train de se dérouler !
Je suis en contact étroit avec ceux qui la vivent et vais tenter de vous la transmettre aussi fidèlement que possible.

 
 
Libération de lutins
Tout commence en Belgique, dans une petite commune proche de Charleroi. Sandra (une maman comme tant d’autres) rejoint le troupeau des parents disséminés en cercle autour de la grille de sortie de l’école.

Soudain, le silence poli des adultes est rompu par des cris stridents : tous ces regards vagues se tournent alors vers le même point : le collège. En effet, à l’annonce de la fin des classes, une armée de petits gnomes décérébrés, enfin libres de s’exprimer, défonce les portes de la sortie du bâtiment scolaire dans une formidable clameur de soulagement. Tel un raz-de-marée, ils éclatent en couleurs dans l’espace vide et gris de la cour pour finir, en un grand élan d’affection, dans les bras de leurs parents.

Gloria, la petite de Sandra veut lui présenter sa nouvelle meilleure copine Eva, et c’est ainsi que tout naturellement leurs deux mamans font connaissance.

La connexion
Les conversations entre les deux femmes sur le chemin du retour sont si sympas qu’elles deviennent tout naturellement le cœur d’un rendez-vous quotidien. Elles apprennent à se connaître et de fil en aiguille se lient d’amitié. Véronique, la maman d’Eva aime beaucoup lire, du coup Sandra lui file le livre « Rendez-vous dans la forêt ».

Petit historique de la famille Roité :

Prendre le contrôle
Tout comme son mari Alex, Véronique est rescapée d’une famille dysfonctionnelle. La maltraitance et l’absence d’un père (qu’elle soit de cœur ou de corps) laissent un goût amer à la vie. Un goût qu’on aimerait faire passer, ne plus jamais reproduire. Mais pour y arriver, il faut contrôler sa vie plutôt que subir une malédiction héréditaire. Véro se gave de livres sur la réalisation de soi et entraîne sa famille avec elle. Le couple milite pour une vie saine, écologique, végétarienne et morale. Ils s’accrochent de leur mieux aux recettes cueillies ça et là tout en se culpabilisant de ne pas y arriver vraiment. Et puisqu’on critique tous les autres sur ce que l’on condamne le plus sévèrement chez soi sans s’en rendre compte, les Roité sont devenus d’impitoyables donneurs de leçons, cherchant à se convaincre eux-mêmes ainsi que leur entourage et croyant ainsi contribuer au salut de notre société chaotique (franchement, si tout le monde était comme nous, ça irait bien mieux, non ?)…

Les niveaux d’initiation
L’engagement est exemplaire, mais il manque toujours un je-ne-sais-quoi… Leur soif de plénitude a mis à jour un vide qui grandit à mesure qu’ils tentent de le combler.

La frontière avec l’ésotérisme est ténue et, pour peu qu’on n’y soit pas attentif, on y glisse facilement, sans s’en rendre compte. Véro, suivie timidement par Alex, s’essaie à toutes sortes de nouveautés attractives (reiki, lithothérapie, etc.). Cherchant du spirituel dans des cailloux pour se protéger des mauvaises ondes, des gens, des ordinateurs, du passé… et trouvant des énergies capables de tourner le pendule et les cartes Oracle !
L’origine de ces forces est l’« Univers » (plus vague, tu meurs !), « on » dit que c’est positif et ça suffit à ne pas se remettre d’avantage en question (puisque ça marche…).
Véro a le sentiment de maîtriser un pouvoir qui lui donne de l’importance et de disposer d’une solution pour combler les attentes enfouies de son âme. Mais, en parallèle, une sorte de malaise s’installe petit à petit (faut approfondir plus, c’est sûrement pour ça…).
Les Roité libèrent donc leurs chakras, consultent toutes sortes de « spécialistes » : maîtres en méditation guidée, médiums, kinésiologues, nettoyeurs de mémoires cellulaires et même leur animal totem (un serpent !) pour tenter de découvrir ce qui leur manque encore…

_______________________________

 
La suite la semaine prochaine (je ne voulais pas trop charger)
Je fais une fête pour la sortie de mon nouveau livre : « Rendez-vous dans la forêt 2 »
Vous êtes tous les bienvenus, en famille, avec le groupe de jeunes, ou seul… (il y a un véhicule qui vient d’Alsace si jamais!). Je me réjouis de vous voir en vrai…

Plus d’infos : http://www.auderset.com/news/sortie-officielle-de-rendez-vous-dans-la-foret-2
A+

L’Alain
Partie 2   partie 3   partie 4

[:de]

boule-de-cristal-w

Anmerkung des Autors:
Normalerweise erzählt man eine wahre Geschichte erst, wenn diese fertig ist…
Diese hier spricht davon, was gerade geschieht!
Ich bin in engem Kontakt mit denen, die sie erleben und möchte versuchen, sie so treu wie möglich weiterzugeben.

 

 

Zwergenbefreiung

Alles beginnt in Belgien, in der kleinen Gemeinde von Charleroi. Sandra (eine Mutti wie viele andere) erreicht an diesem Tag die Schar der Eltern, die in kreisförmiger Formation vor dem Eingangstor der Bildungsstätte ihrer Sprösslinge versammelt sind.

Plötzlich wird die höfliche Stille der Erwachsenen von schrillen Lauten unterbrochen: Alle Blicke richten sich dann zum selben Punkt: dem Collège. Beim Klingeln, nach Unterrichtsschluss, schlägt eine Armee von kleinen, Faxen machenden Zwergen, die ihrer Tobsucht endlich durch ein Geschrei freien Lauf lassen können, fast die Eingangstüren des Schulgebäudes ein. Wie eine berstende Flutwelle brechen sie aus, bunte Farben breiten sich im grauen, leeren Raum des Schulhofes aus und die kleinen Leute beenden ihren Lauf mit überschwänglichen Gefühlen in den Armen ihrer Eltern.

Gloria, die Tochter von Sandra, möchte ihrer Mutti ihre neue beste Freundin Eva vorstellen. Und so begegnen sich beide Muttis zum ersten Mal .

Die Verbindung

Das Gespräch zwischen den zwei Frauen auf dem Nachhauseweg läuft so gut, dass sie sich von diesem Zeitpunkt an täglich völlig ungezwungen begegnen. Sie lernen sich kennen und mit der Zeit wird eine echte Freundschaft daraus. Véronique, die Mutti von Eva, liest sehr gern und daher borgt ihr Sandra das Buch „Treffen im Wald“.

Kontrollübernahme

Genauso wie ihr Mann namens Alex stammt Véronique aus einer funktionsgestörten Familie. Die Ablehnung sowie die (physische bzw. geistige) Abwesenheit ihres Vaters verleihen ihrem Leben einen herben Nachgeschmack. Diesen Nachgeschmack möchte sie am liebsten verdrängen und vor allem ihn nie wieder spüren. Aber um dies zu erreichen, muss man sein Leben unter Kontrolle haben, damit dieses Leiden nicht wie ein erblicher Fluch wieder vorkommt. Véronique stopft sich voll mit Büchern, die von Selbstverwirklichung reden und reißt ihre Familie mit in diese Philosophie. Das Paar kämpft für ein gesundes, ökologisches, vegetarisches und moralisches Leben. Sie klammern sich so gut sie können an Heilmittel, die sie rechts und links pflücken können und fühlen sich zugleich schuldig, ihr Ziel nicht wirklich zu erreichen. Und, indem sie alle Menschen wegen der Dinge kritisieren, die sie sich selbst am meisten vorwerfen, sind sie, ohne es zu merken, zu gnadenlosen Besserwissern geworden, die sich ständig bemühen, sowohl sich selbst als auch ihre Umwelt zu verändern und die sich einbilden, somit zur Rettung unserer chaotischen Gesellschaft beizutragen. (Ganz ehrlich, wenn alle Menschen so wären, würde es uns viel besser ergehen, oder?)…

Die verschiedenen Stufen

Ihr Engagement ist vorbildlich, aber ihnen fehlt ständig das gewisse Etwas… Ihr Durst nach Perfektion hat eine Leere offenbart, die in dem Maße wächst, wie sie sich bemühen, diese zu füllen.

Die Grenze zur Esoterik ist oft sehr schmal und wenn man nicht aufmerksam genug ist, rutscht man leicht dorthin, ohne sich dessen bewusst zu sein. Véronique, der Alex erst einmal zaghaft darin folgt, probiert alle möglichen attraktiven Trends (Reiki, Heilsteine usw.). Sie sucht eine geistliche Kraft in Steinen, um sich vor negativen Strahlungen, vor Menschen, vor Computer, vor ihrer Vergangenheit zu schützen… und findet Kräfte, die fähig sind, Pendel zu bewegen und Tarotkarten zu deuten!
Der Ursprung all dieser Kräfte ist „das Universum“ (ungenauer geht´s wirklich nicht). „Man“ sagt, es hätte eine positive Auswirkung und das würde genügen, um sich nicht mehr hinterfragen zu müssen (da es ja funktioniert…).
Véronique hat das Gefühl, dass sie eine Macht beherrscht, die ihr mehr Lebenssinn gibt und dass sie für die verborgenen Sehnsüchte ihrer Seele eine Antwort gefunden hat. Aber gleichzeitig nistet sich allmählich eine Art Unwohlsein in ihr Herz ein (ganz bestimmt, weil man noch mehr in die Tiefe gehen muss).
Die Familie Bling dehnt also ihr Chakra aus, konsultiert alle möglichen „Spezialisten“: Meister in geführter Meditation, Wahrsager, Kinesiologen, Reinigungsexperten für Zellgedächtnisse und sie bekommen sogar ein Totemtier (eine Schlange!) um herauszufinden, was ihnen noch fehlt…

 
Fortsetzung folgt nächste Woche (ich wollte Euch nicht überladen)
Ich mache ein Fest zur Herausgabe meines neuen Buches : « Rendez-vous dans la forêt 2 »
Ihr seid alle herzlich willlkommen, mit Familie, mit Freunden oder allein (ein Wagen kommt aus dem Elsass herunter) Ich freue mich, euch alle in Fleisch und Blut zu sehen…

Mehr Infos : http://www.auderset.com/news/sortie-officielle-de-rendez-vous-dans-la-foret-2
Bis bald

Alain
Teil 2  Teil 3  Teil 4

 [:en]

boule-de-cristal-w

Author’s note :
Usually you don’t tell a true story until it’s finished…
Except that this one is unfolding right now!
I am in close contact with those who are living it and am going to try to convey it to you as faithfully as possible.

 
 
The goblins are let out
It all starts in Belgium, in a little town near Charleroi. Sandra (a mum like so many others) joins the band of parents spread out in a circle around the railings at the school exit.Suddenly the polite silence of the adults is broken by shrill cries: at that moment all the vacant looks turn towards the same point: the school. Indeed, as soon as the bell marks the end of the school day, an army of mindless little gnomes, free at last to express themselves, smash open the exit doors of the school building in a massive clamour of relief. Like a tidal wave, they burst forth in their bright colours into the empty, grey space of the school yard to land, in a great surge of affection, in the arms of their parents.
Gloria, Sandra’s little girl, wants to introduce her new best friend Eva to her mother, and that is, quite naturally, how their two mums first meet.
The connection
The chat between the two women on the way home is so nice that it, quite naturally, becomes the basis for a daily get-together. They get to know each other and bit by bit become friends. Véronique, Eva’s mum, really likes reading, so Sandra passes on to her the book ‘Date in the Forest’.

Potted history of the Berty family:
Taking control
Just like her husband Alex, Véronique is the survivor of a dysfunctional family. Abuse and the absence of a father (whether it be emotional or physical) leave a bitter taste in people’s lives. A taste that they would rather do without, and never reproduce. But to achieve that, they have to take control of their lives rather than put up with a hereditary curse. Véro gorges herself in books on self-realisation and drags her family along with her. The couple campaign for a healthy, ecological, vegetarian and moral life. They cling as best they can to recipes taken from here and there, while feeling guilty that they never really attain it. And as people tend to criticise everyone else for the things that they condemn the most in themselves, without even realising it, the Bertys have become merciless know-it-alls, seeking to convince themselves as well as those around them and believing that they are in this way contributing to saving our chaotic society (quite honestly, if everyone was like us, things would be much better, wouldn’t they?)…

Levels of initiation
Their commitment is exemplary but a little something is still missing… Their thirst for fulfilment has exposed an emptiness which increases as they try to fill it.

The boundary with esotericism is very thin and, if you don’t pay close attention, you can easily slip through without even realising. Véro, followed timidly by Alex, tries out all kinds of attractive novelties (reiki, lithotherapy, etc.). Seeking the spiritual in stones to protect themselves from bad vibes, people, computers, the past … and finding energies capable of moving the pendulum and the Oracle cards!
The origin of these forces is the ‘Universe’ (can’t be vaguer than that!), ‘people’ say that it’s positive and that’s enough not to do any more soul-searching (as it works…).
Véro has the feeling of having under her control a power that gives her importance and of having at her disposal an answer to satisfy the buried expectations of her soul. But, in parallel, a kind of uneasiness sets in little by little (must get into it more deeply, that must be the reason…).
So the Bertys free their chakras, consult all kinds of ‘specialists’: masters in guided meditation, mediums, kinesiologists, cleaners of cellular memories and even their animal totem (a snake!) to try to discover what they still lack

* not their real name…

_______________________________

 To be followed next week…
part 2   part 3   part 4

[:es]boule-de-cristal-w

Nota del autor:

Habitualmente no se suele contar una historia verdadera hasta que esta ha finalizado…
…¡Salvo que ésta precisamente sucediendo ahora!
Estoy en estrecho contacto con sus protagonistas y voy a intentar contárosla lo más fielmente posible.
Fuga de duendecillos
Todo comienza en Bélgica, en una pequeña comunidad cerca de Charleroi. Sandra, (una mamá como cualquier otra) se une al grupo de padres diseminados en círculo alrededor de la reja de salida del colegio.
De repente, el educado silencio de los adultos se ve roto por unos gritos estridentes: todas las miradas perdidas se vuelven entonces hacia el mismo punto: el colegio. En efecto, al anuncio del final de las clases, un ejército de pequeños duendes salvajes, al fin libres de expresarse, se lanza hacia las puertas de salida del establecimiento escolar en un gran clamor de libertad. Como un tsunami, estallan en colores en el espacio vacío y gris del patio para terminar. en un gran ímpetu de cariño, en los brazos de sus padres.
Gloria, la pequeña de Sandra, quiere presentarle a su nueva mejor amiga, Eva, y es así, de esta forma tan natural, como se conocen las dos mamás.
La conexión
Las conversaciones entre las dos mujeres por el camino de regreso son tan agradables que terminan convirtiéndose en una cita diaria. Se van conociendo poco a poco y de una cosa a otra se convierten en amigas. A Verónica, la mamá de Eva, le encanta leer, por eso Sandra le regala el libro “Cita en el bosque”.
Algunas referencias acerca de la familia Tada:
Tomar el control
Al igual que su esposo Alex, Verónica es rescatada de una familia disfuncional. El maltrato y la ausencia de un padre (emocional o física) dejan un gusto amargo en la vida. Un gusto que uno querría olvidar, no volver a sentir. Pero para conseguirlo, es necesario poder controlar tu vida en vez de tener que sufrir una maldición hereditaria. Vero se atiborra de libros sobre la realización de si mismo y arrastra a su familia con ella. La pareja milita por una vida sana, ecológica, vegetariana y moral. Se agarran lo mejor posible a las fórmulas recogidas aquí y allá culpabilizándose por no llegar en realidad a conseguirlo. Y ya que se critica a todos los demás sobre lo que se condena más severamente en uno mismo, sin apenas darse cuenta, los Tada se han convertido en unos despiadados aleccionadores, intentando convencerse a sí mismos y a los que les rodean, y creyendo así contribuir a la salvación de nuestra caótica sociedad (francamente, si todo el mundo fuera como nosotros, todo iría mucho mejor, ¿no les parece?)…
Los niveles de iniciación
El compromiso es ejemplar, pero le sigue faltando un no sé qué … Su sed de plenitud ha sacado a la luz un vacío que crece a medida que intentan llenarlo.
Aunque mantienen una frontera con el esoterismo, basta un pequeño descuido para que se deslicen en él sin apenas darse cuenta. Vero, seguida tímidamente por Alex, prueba toda clase de novedades atractivas (reiki, litoterapia, étc.). Buscando lo espiritual en las piedras para protegerse de malas vibraciones, de personas, de ordenadores, del pasado… ¡y encontrando energías capaces de mover el péndulo y las cartas del Tarot!
El origen de esas fuerzas es el “Universo” (¡más ambiguo, es imposible!), “se” dice que es positivo y eso basta para que no lo pongan en cuestión (dado que funciona…).
Vero se siente como si dominara un poder que le hace sentir importante y como si dispusiera de una solución para colmar los deseos enterrados en su alma. Pero, en paralelo, una especie de malestar se va instalando poquito a poco (hay que profundizar más, seguramente esa es la razòn…)
Los Tada liberan pues sus chacras, consultan a toda clase de “especialistas”: maestros de meditación guiada, médiums, kinesiólogos, limpiadores de células e incluso a su animal tótem (¡una serpiente!) para intentar descubrir lo que todavía les falta…
* No es su verdadero nombre
part 2    part 3[:]

Publié le

La prière du rockeur

[:fr]crane2-w-fr
Le nid de démons
Avec « mon » band, je suis sur le territoire du festival rock alternatif.
Il regorge de bannières noires avec un A entouré (ni Dieu, ni maître) ainsi que des têtes de mort et autres joyeusetés…
Dans le public, un antipathique démon à tête de bouc me fixe du regard. Imperturbable, il est au centre d’un pentacle doré et des lettres cabalistiques dégoulinantes de sang tourne autour de lui…
(?!) ha non, ce n’est qu’une illustration sur un t-shirt.
Le gars qui le porte est affublé de chaînes en métal pendouillant jusqu’à terre, des pantalons déchiquetés (il a dû l’arracher à des clientes frénétiques un jour de solde).
Malgré cela, il a l’air très sympa
(plus que bien des cravatés que j’ai rencontrés en milieu bien-pensant…).
 
La prière du rockeur
Le coté obscur de la force du monde invisible signale donc sa présence concrète sur ses étendards humains asservi au moyen de rêves de liberté inaccessible. Aveuglés par les lumières éphémères d’une scène d’un soir, ils ont oublié leurs maîtres impitoyables et leur misère au point d’en nier l’existence.
Mon sang bouillonne, je ne peux me résoudre à les abandonner à leur sort.
De derrière la scène, mon âme cherche la connexion avec Dieu pour qu’il arme ma main. S’il y déverse, ne serait-ce qu’un soupir, et ça sera un carnage dans l’enfer. J’aiguise la disto de ma guitare, j’accorde mon cœur…
Je pressens les prières de toute une armée derrière nous (c’est vous!). Il m’en tarde d’en découdre, de me jeter dans la mêlée, à un grand coup de rif.
 
L’intervention divine
Les guerriers avec moi, heu…les musiciens,
eux aussi sont sur les starting-blocks.
Le groupe actuellement sur scène lance son dernier chant glorifiant l’infidélité sexuelle aux milles positions pas piquées des vers… Juste après, ça va être à notre tour!!!
Nos premiers chants sont festifs. Dans le public, un groupe de jeunes mis au courant par mes new’s met l’ambiance (on les reconnaît facile, ils ont l’air normal!).
Mais c’est au moment où Lilou (notre belle chanteuse) introduit un chant solennel que Dieu intervint:
-« Ce chant est une prière… »
Dire que Dieu est toujours là, est d’une banalité affligeante dans nos églises repues de vérité, mais ici… ça a l’effet d’un tonnerre!
Plus épaisses sont les ténèbres, plus visible est la moindre lueur.
Tel un appel solennel, je fais claquer mon solo de guitare cristallin dans le ciel pur, il transperce la nuit d’un seul coup silencieuse. L’instant est solennel…
Tous les groupes présents (pourtant plus connus que nous) ont eu droit à 5mn d’interview sur une radio pro-Anarchie, mais ils nous ont donné plus d’une demi-heure (les questions spirituelles, c’est vers la fin).
Je l’ai mis en ligne: http://www.auderset.com/saahsal/ (Fréquence banane)
Notre prochain concert aura lieu vendredi prochain au www.plugfestival.com à 20h15.
Cette fois, l’organisation n’est pas pro anarchie, non pire: c’est chrétien!
A  21h45, j’accompagnerai de peinture numériques sur grand écran un concert de Pascal Grandjean.
A rien à voir
Il reste des places pour le cours gratuit de BD qui à lieu le lendemain à Bienne. (Profitez!)
www.auderset.com/accueil/cours-de-dessin/[:de]crane2-w-de
Das Dämonennest
Mit „meiner“ Band bewege ich mich auf dem Gelände des alternativen Rockfestivals. Dort befinden sich im Überfluss schwarze Banner mit dem Buchstaben „A“ im Kreis sowie Totenköpfe und andere Scherze…
Im Publikum starrt mich ein unsympathischer Dämon mit Ziegenkopf an. Unerschütterlich steht er in der Mitte eines goldenen Pentagramms, während kabbalistische Buchstaben, die von Blut triefen, sich um ihn drehen… Ach nein! Es ist nur ein Bild auf einem T-Shirt!
Der Typ, der es trägt, ist mit bis auf den Boden hängenden Metallketten ausstaffiert und mit einer zerfetzten Hose bekleidet (er hat sich bestimmt beim Sommerschlussverkauf mit hysterischen Käuferinnen darum und damit geprügelt).
Ansonsten sieht er ganz nett aus (weit mehr als viele krawattierte Typis, die ich bei den wohlsituierten Konformisten getroffen habe…).
 
Das Gebet des Rockmusikers
Die dunkle Seite der Macht der unsichtbaren Welt macht sich konkret bemerkbar auf diesen menschlichen Fahnen, die durch unerreichbare Freiheitsträume unterworfen wurden. Durch das kurze und unsichere Licht der abendlichen Bühne verblendet, haben sie ihre unbarmherzigen Meister sowie ihr Elend so sehr vergessen, dass sie ihre Realität komplett verleugnen.
Mein Blut kocht in meinen Adern, ich kann mich nicht bequemen, sie ihrem Schicksal zu überlassen. Hinter der Bühne versucht meine Seele an Gott anzudocken, damit Er meine Hand bewaffnet. Wenn er nur eine geringe Hoffnung ausgießen würde, würde in der Hölle schon ein Gemetzel stattfinden. Ich ziehe den Verzerrer meiner Gitarre stark an und gleichzeitig stimme ich die Saiten meines Herzens. Ich nehme die Gebete einer hinter uns stehenden Armee wahr (vielleicht sind Sie es!).
Ich sehne mich danach zu kämpfen, mich mit kräftigen Riffs in die Schlacht zu stürzen.
 
Göttliches Eingreifen
Meine Soldaten sind hinter mir… äh, ich meinte, die anderen Musiker sind ebenfalls im Startblock. Die Band, die gerade spielt, beginnt mit ihrem letzten, ziemlich ungehobelten Lied, das den sexuellen Seitensprung und seine tausend möglichen Stellungen glorifiziert.
Direkt danach sind wir dran!!!
Unsere ersten Lieder sind feierlich. Im Publikum macht eine Gruppe von jungen Leuten, die ich per Internet informiert habe, Stimmung (man kann sie leicht erkennen: Sie sehen normal aus!).
Aber als Lilou, die schöne Sängerin unserer Band (und nebenbei gesagt meine Frau), mit einem erhabenen Lied beginnt, da greift Gott ein:
– Dieses Lied ist ein Gebet…
Zu sagen, dass Gott immer da ist, ist eine Wahrheit, die in unseren satten Kirchen und schwelgenden Gemeinden mehr einer hanebüchenen Abgedroschenheit ähnelt. Aber hier… Es wirkt sich aus wie ein Donnerschlag! Je undurchdringlicher die Dunkelheit, desto sichtbarer das geringste Licht. Wie ein erhabenes Rufen lässt sich ein kristallklares Gitarrensolo im klaren Himmel hören, es durchbricht auf einmal die plötzlich stillgewordene Nacht. Der Augenblick ist erhaben.
Unsere Darbietung wurde von den Veranstaltern sehr gelobt. Alle sich dort befindlichen Bands (die weit bekannter sind als wir) durften fünf Minuten in einem Interview bei einem freien (und ein wenig anarchistischen) Radio etwas sagen. Der Sender hat uns eine halbe Stunde Sendezeit zugestanden.
Es ist kein großer Verdienst, unter anderen Lichtern zu leuchten.
Aber je undurchdringlicher die Dunkelheit, desto hilfreicher erscheint der geringste Schein.[:en]crane2-w-en
The den of demons
Along with ‘my’ band, I’ve ventured onto the home turf of an alternative rock festival. It’s stuffed full of black banners displaying the anarchist symbol, death’s heads and other joys…
In the audience, a rather unpleasant-looking demon with a goat’s head is staring at me. Calm and collected, he is in the middle of a golden pentagram.  Cabalistic letters dripping with blood seem to circle him… Ah! My mistake, it’s just the design on his t-shirt!
The guy wearing this is decked out in metal chains that dangle right down to the ground and ripped pants (he must have bought them on Black Friday).
Despite that, he seems very nice (more so than many suited and booted individuals I’ve come across in more respectable places…).
The rocker’s prayer
The dark side of the force of the unseen world signals its presence in a very visible way on the human standard bearers who are slaves to their impossible dreams of freedom. Blinded by the fleeting lights of a stage at night, they’ve forgotten their ruthless masters and their own misery to the point they deny they even exist.
My blood boils, I can’t just leave them to their fate. Back stage, my soul seeks a closer connection with God, looks to Him to strengthen my right hand. One sigh from Him, and Hell will be on its knees. I fire up my distortion pedal, I tune my heart… I sense the prayers of an entire army behind us (maybe it’s you!).
I can’t wait to do battle, to throw myself into the fight with riff after riff.
Divine intervention
The warriors with me, I mean… the musicians, are ready for the off too. The group currently on stage start their last song glorifying sexual infidelity in a thousand different positions, each more depraved than the last…
Just after that, it’ll be our turn!!!
Our first songs are happy ones. In the audience, a group of young people, warned on my social media posts that I’d be there, are having a party. They’re easy to recognize: they look normal!).
When Lilou, our beautiful vocalist (and my wife), introduces a solemn song, God intervenes:
– This song is a prayer…
To say that God is always there is terribly clichéd in our churches, which are stuffed to the gills with the truth, but here… these words are like a thunderbolt! The thicker the shadows, the more even the dimmest light stands out.
Like a solemn appeal, a crystal-clear guitar solo rings out, suddenly piercing the quiet night air. There is real significance in that moment.
Our performance was greatly appreciated by the event organizers. All the bands in attendance (even though they were better-known than us) had a 5 minute interview on an independent radio station (a bit pro-anarchist). We, on the other hand, got to talk for half an hour on air.
There’s nothing special about shining your light amidst all the other lights.
However, the darker the shadows, the more helpful even the tiniest light.[:es]crane2-w-sp
El nido de los demonios
Estoy con ¨mi¨ banda, en el territorio del festival de rock alternativo. Está poblado de banderas negras con una A en un círculo así como de calaveras  y otras lindezas por el estilo…

Entre el público, un antipático demonio con cabeza de chivo me mira fijamente. Imperturbable, está en el centro de un pentáculo dorado y giran a su alrededor letras cabalísticas chorreando sangre… ¡ Ah, pero qué estoy diciendo, solo se trata del dibujo de una camiseta!
   El tipo que la lleva va ataviado con cadenas de metal colgando hasta el suelo, pantalones rotos por todas partes (ha debido arrancárselo de las manos a unos clientes frenéticos un día de rebajas).
A pesar de eso, parece muy simpático (mucho más que algunos encorbatados con los que me he encontrado en medios conservadores…).

La oración del roquero
    El lado oscuro de la fuerza del mundo invisible señala su presencia concreta en esos estandartes humanos esclavizados  por medio de sueños de libertad inalcanzables. Cegados por las luces efímeras del escenario de una noche, han olvidado a sus despiadados amos y su miseria hasta el punto de negar la existencia de ellos.
   Me arde la sangre, no puedo resignarme a abandonarles a su suerte. Detrás del escenario, mi alma busca la conexión con Dios para que arme mi mano. Si vierte en ella aunque solo sea un suspiro,  haría una carnicería en el infierno. Ajusto la disto de mi guitarra, afino mi corazón… presiento las oraciones de todo un ejército detrás  de nosotros (¡quizás de alguno de ustedes!).
Estoy deseando salir, lanzarme al ruedo a grandes golpes de riff.

La intervención divina 
    Los guerreros que vienen conmigo, bueno… los músicos, también están todos en sus puestos. El grupo que está ahora en el escenario lanza su última canción glorificando la infidelidad sexual en mil posturas difíciles de olvidar.
¡¡¡Justo después nos toca a nosotros!!!
Nuestras primeras canciones son festivas. En el público, un grupo de jóvenes puestos al corriente por las news que pongo en internet, animan el ambiente (¡se les reconoce fácilmente: aparentan ser normales!)
Pero en el momento en que Lilu, nuestra bella cantante (y también mi esposa), presenta una canción solemne, Dios interviene:
Esta canción es una oración…
¡Decir que Dios siempre está aquí es un simple tópico en nuestras iglesias saturadas de la verdad, pero aquí… eso causa el efecto de una bomba! Cuanto más espesas son las tinieblas más visible es la más pequeña luz. Cual una llamada solemne un solo cristalino de guitarra golpea el cielo puro, traspasa la noche de repente silenciosa. Es un momento indescriptible.
Nuestra actuación ha sido muy apreciada por los organizadores. Todos los grupos presentes (sin embargo más conocidos que nosotros) han disfrutado de cinco minutos de entrevista en una emisora de radio libre (un poco pro-anárquica), pero a nosotros nos han concedido más de media hora en antena.

[:]

Publié le

La gloire de papa

[:fr]yeux-benjamin-ww
 
La gloire de Papa (histoire tirée de Rendez-vous dans la forêt 1)

Avec mon petit Benjamin (de moins en moins petit, en fait), on aime passer des moments de qualité ensemble.
Son monde me passionne : Saviez-vous qu’on forge les meilleures armures dans les écailles de dragon ? (Et qu’il a toujours des pièces d’or sur lui ; bizarre non ?) Bon, je vous rassure, le dragon en question n’est pas une prof de sa classe, mais se trouve bien dans un jeu…
(Mais on ne sais jamais si j’en croise un…)
Sous les étoiles
On aime aussi se faire des soirées dessins animés rien que tous les deux. Notre kiff, c’est d’être calés sur le fauteuil avec une boisson maison improvisée et des trucs à grignoter (plus c’est malsain, plus on aime !).
On s’est fait rêver la tête avec des animations japonaises, puis ri aux éclats avec d’autres mais aussi plongé dans des réflexions philosophiques bien à nous.
On reparle souvent des meilleurs moments tous les deux couchés sur le dos en fixant les étoiles imaginaires du plafond ! Un peu comme si on avait vécu toutes ces aventures ensemble.
J’aime mon fils, je me sens privilégié d’avoir ce temps avec lui. Chaque fois que je le vois, je me réjouis vraiment. En fait, je suis son plus grand fan…
Et Dieu, c’est un peu pareil avec toi…
Mon premier « Oscar »
Ce soir, je montre à toute ma petite famille les dessins animés dont je suis l’« auteur ». (Ok, c’est surtout le studio Moondog-animation qu’a fait, mais bon…)
Je vois quelque chose dans le regard de mon petit qui brille plus fort que la médaille d’honneur des grands de ce monde : il est fier de moi…
Le reflet du dessin animé dans ses yeux est
tellement plus beau que tous les écrans HD. Mon cœur de petit papa a un silencieux bruit
de jackpot !
C’est ce que Dieu (notre Père céleste) doit ressentir lorsqu’on est fier de lui.
Papa aime être avec toi…
Aujourd’hui 3 années plus tard, ce dessin animé a été vu 36 millions de fois sur facebook.
 
 
 [:de]yeux-benjamin-ww
 
Der Ruhm von Papa (Geschichte aus Treffen im Wald 1)

Ich liebe es, mit meinem kleinen Benjamin (der eigentlich immer weniger klein ist), wertvolle Momente zu verbringen.
Seine Welt beeindruckt mich. Wussten Sie zum Beispiel, dass man aus Drachenschuppen die besten Rüstungen schmieden kann? (Und dass er immer Goldtaler bei sich hat. Komisch, oder?) Okay, ich will etwas Entwarnung geben, der Drache, um den es geht, ist keine Klassenlehrerin, sondern wirklich nur Teil eines Spiels…
(Aber falls ich doch irgendwann einem begegne …)

Unter dem Sternenhimmel
Wir beide lieben es auch, abends nur zu zweit Trickfilme anzusehen. Ganz besonders viel Jux haben wir dabei, wenn wir im Sessel lümmeln, vor uns selbst gemachte Getränke und Knabberkram (je ungesünder, desto besser!)
Wir haben mit japanischen Serien Luftschlösser erbaut und mit anderen buchstäblich Tränen gelacht, aber wir beide können ebenfalls gemeinsam in philosophische Überlegungen vertieft sein.
Wir sprechen danach oft über die besten Momente, dabei liegen wir auf dem Rücken und schauen in die imaginären Sterne an der Decke! Es ist ein bisschen so, als hätten wir all diese Dinge wirklich miteinander erlebt.
Ich liebe meinen Sohn, es ist ein Privileg für mich, diese Zeiten mit ihm zu haben. Jedes Mal, wenn ich ihn sehe, freue ich mich wirklich über ihn. Im Grunde bin ich sein größter Fan…
Und Gott, mit dir ist es auch ein bisschen so…

Mein erster Oskar
Heute Abend zeige ich meiner Familie die Zeichentrickfilme, deren „Autor“ ich bin. (Okay, ehrlich gesagt, wurde die meiste Arbeit vor allem von dem Fernsehstudio Moondog-Animation verrichtet, aber na ja…)
In den Augen meines Sohne sehe ich etwas funkeln, das heller strahlt als die goldenen Orden auf der Brust der Großen dieser Welt: Er ist stolz auf mich…
Das Spiegelbild des Zeichentrickfilms in seinen Augen ist schöner als alle HD-Bildschirme.
Mein kleines Papa-Herz macht einen stillen Hüpfer, als hätte ich den Jackpott geknackt!
Es ist das, was Gott (unser himmlischer Vater) spürt, wenn wir stolz auf Ihn sind.

Papa liebt es, Gemeinschaft mit dir zu haben.
 
Heute, 3 Jahre später, ist dieser Zeichentrickfilm schon über 36 Millionen mal auf Facebook gesehen worden.
 
 
 [:en]yeux-benjamin-ww
 
Dad’s glory (story taken from Date in the forest 1)

My little Benjamin and I, (who’s getting less little by the day, actually) love spending quality time together.
I’m fascinated by his world: Did you know that the best armor is forged in dragon scales? (and that the dragon always has a few gold coins on him – weird, isn’t it?) Well, rest assured, the dragon in question is not one of his class’s teachers but is in a game…(But you never know, perhaps I’ll come across one some day…) 

Beneath the stars
We also like having cartoon-watching evenings – just the two of us – it’s so awesome to huddle up on the sofa with a world-exclusive home-made shake and plenty of snacks (the unhealthier the better!)
We have filled our heads with dreams watching Japanese animations, then laughed out loud at others, but also lost ourselves in our very own philosophical reflections. We often recall the best of these moments when we’re lying on our backs, staring at the imaginary stars on the ceiling! It’s like we’ve been through all sorts of adventures together.
I love my son, and I feel so lucky to be able to spend this time with him. Every time I see him, it makes me so happy, in fact, I’m his number one fan … And God, it’s a bit the same with you…

My first “Oscar”
This evening I show all of my little family the cartoons that I am ‘author’ of. (OK, it’s mainly the Moondog Animation studio that made them, but never mind…)
I see something in my child’s eyes that shines brighter than any medal of honour of the greats of this world: he is proud of me…
The reflection of the cartoon in his eyes is so much more beautiful than all the HD screens. In my father heart the jackpot signs lit up!
This is what God (our heavenly Father) must feel when we are proud of Him.

Your Father likes being with you…
 
Now, three years later, this cartoon has been watched on facebook over 36 millions times.
 [:es]yeux-benjamin-ww
 
La gloria del padre (del libro Cita en el bosque 1)

Con mi pequeño Benjamin  (de hecho cada vez menos pequeño en efecto), nos encanta pasar momentos de calidad juntos.
Su mundo me apasiona : ¿Sabéis que las mejores armaduras se construyen en las escamas de los dragones? ( ¿Y también Y claro está ¿ sabéis que siempre hay piezas de oro sobre él ? ¿Que raro verdad? …) No tenga­is miedo, no estoy hablando de un profe en su clase sino de un dragon en sus juegos videos.

Bajo las estrellas

Nos encanta también pasar veladas dedicadas à ver dibujos animados, tranquilitos, él y yo. Lo que nos chifla es estar bien acomodados en un sillón con algo para picar y algo para tomar todo estilo casero (con mas calorías lo mejor!)
Nos zambullimos en sueños gracias a los dibujos animados japoneses y reímos a carcajadas con otros; pero también hemos adentrado en nuestras grandes y propias reflexiones filosóficas, las cuales nos pertenecen.
Después hablamos con frecuencia de nuestras secuencias favorita, las evocamos acostados mirando las estrellas por niños pegadas al techo; así como si hubiéramos vivido en la realidad todas esas aventuras juntos.
Amo à mi hijo, me siento privilegiado de compartir ese tiempo con él, cada vez que lo veo me siento muy feliz ; en efecto soy su mayor admirador.

Y DIOS,  es un poco igual contigo. ..
Mi primer « Oscar »

Esta noche muestro por primera vez a toda la familia los dibujos animados del cual soy el autor (de acuerdo, en decir la verdad es sobre todo el estudio Moonding-Animation que los realiza ).
Veo algo especial en la mirada de mi pequeño, un brillo más fuerte que este de los trofeos ganados por los ilustres personajes de éste mundo : él está orgulloso de mi …
El reflejo del dibujo animado en sus ojos es más precioso que todas las pantallas HD juntas. Desde mi corazón de papacito sale el ruido silencioso del jackpot.
Seguro que DIOS (nuestro padre celestial) debe sentir lo mismo cuando estamos orgullosos de él.

PAPA ama estar contigo
 
Hoy, 3 años mas tarde, este dibujo animado a estado visto sobre facebook mas de 36 milliones de veces.
 
 [:]

Publié le

Mais allo quoi?!

[:fr]ciseaux
Mais allo quoi ?!
C’est lundi matin, et comme à mon habitude avant de me plonger dans la mêlée d’une journée de travail intense, je passe d’abord dans la quiétude de la forêt,
(ils n’ont pas encore branché de fax sur les arbres, c’est pour ça !).
Je parle de différents trucs avec Dieu et aussi parfois pour qu’Il me guide dans mon travail. Mais apparemment aujourd’hui mon cerveau n’est pas au courant de mes belles résolutions… En effet, des tas de pensées hors sujets, (une rencontre de famille, le film d’hier soir, un papillon) me coupent constamment la parole. Au point que parfois, je ne me rappelle même pas du début de ma propre phrase.
– Halala! Quel piètre interlocuteur je fais… Désolé Seigneur.
Et prout la poésie !
Une légère vapeur s’élève du sol. L’air est doux. Un rayon de soleil ayant réussi à se faufiler dans l’abondance des feuillus me caresse chaleureusement la joue. D’un seul coup, toute la multitude des feuilles de la forêt se met à chuchoter un chant à l’unisson, obéissant au doigt et à l’oeil au signal de départ précis d’un chef d’orchestre invisible qui n’est d’autre que le vent. Les feuilles sont parées de perles d’eau qui étincellent soudainement au contact de la lumière, (comme le ferait la nitro dans les mains d’un gars atteint de Parkinson). Je ne saisis pas toutes les dimensions subtiles de l’hymne de ces feuilles, mais néanmoins j’en perçois vaguement la splendeur (bon, certaines d’entre elles postillonnent un peu).
Allo ?
Quoi qu’il en soit ce vent a d’un coup balayé mes neurones encombrées par la culpabilité pour mettre à jour une idée nouvelle:
Et si ce qui me déconcentre était une tentative désespérée de mon Interlocuteur pour me répondre…? Ha ! Ha ! Ha ! Ça me semble d’un farfelu… mais ok, essayons: je me tais (ce qui est déjà un exploit en soi) et voilà la première pensée qui me vient à l’esprit:
– Tu as une histoire pertinente de Willy Grunch qui fait 5 pages (c’est d’ailleurs à ce moment-même, la seule histoire en tiroir avec ce nombre de page), traduit-la en anglais.
– Pfff et ensuite, j’en fais quoi…? Je ne connais ni journaux, ni éditeur anglophones, mais bon okay : défi accepté !
A peine arrivé à mon atelier, je contacte le pote à qui j’ai pensé durant la balade pour traduire (qui lui en contacte un autre qu’il estime plus doué que lui). Les jours suivants, je m’applique à courir après mes traductions et leurs corrections pour finalement les appliquer dans les bulles (un travail plus fastidieux qu’il n’y parait).
Et maintenant ?
Du haut de la forêt, j’ai une vue panoramique sur mon village en contrebas ainsi que sur ma semaine si vite écoulée. Ma BD est prête okay, mais qu’est ce que je vais bien pouvoir en faire…?
Je suis encore perdu dans la brume amazonienne de mes réflexions lorsque que je m’assois machinalement à mon bureau. Tout à coup, la pile de courrier posé en vrac devant moi attire mon attention (sensible augmentation du suspense ambiant). L’adresse sur l’enveloppe me fait l’effet d’une détonation dans la jungle (et le ciel vide s’emplit d’oiseau qui fuient !): elle provient des USA !
De surprise, je saute de ma chaise et me mets au garde à vous. J’ouvre fébrilement l’enveloppe avec les doigts tout en ayant soin de ne pas déchirer l’adresse (purée ça aurait été plus rapide de l’ouvrir avec le tire-bouchon de mon couteau suisse!)
De jeunes américains m’écrivent ni plus ni moins de leur envoyer 5 pages dessinées pour leur collectif BD!
Les jambes sciées, je suis abasourdi et relâche d’un coup la pression me laissant retomber de tout mon poids sur ma chaise de bureau. Cette dernière, tout autant surprise du choc, accuse le coup en provocant une petite échappée d’air imitant à merveille le bruit de pet inopiné.
Drôle de résultat
Plusieurs semaines plus tard, je reçois la BD imprimée. Oh !oh ! les autres participants ne sont pas des pro. Ce livre n’est qu’un projet de jeunes débutants… Si j’étais prétentieux, je dirais que leur oeuvre à au moins l’avantage de mettre en valeur ma BD (oups ! Je l’ai dit !) Quoi qu’il en soit, c’est mal barré pour « percer au USA »: un tel ouvrage ne dépassera jamais le cadre familial (Les parents étant les seuls à trouver ma-gni-fi-que l’oeuvre de leur progéniture, fut-elle aussi laide qu’un étron qui vient de naitre*).
Le clin de lune
Alors pourquoi fallait-il que j’y participe ? Si seulement cela pouvait impacter un lecteur ou encourager un auteur (ou un parent !) en herbe… Bah, je n’en saurai jamais rien. Mais qui sait, si un jour je suis bien luné, j’entendrai Dieu m’en toucher un mot. De toute façon, je le crois capable de cacher quasi l’entier d’un astre aussi gros que la lune juste pour faire un clin d’oeil à l’un de ses amis… et pour moi, ça vaut bien tous les rêves américains de la terre.
Justine
Quelque temps plus tard, lors d’une balade forestière, j’ai pensé à Justine. C’est une copine que je n’avais plus vu depuis des années. Au lieu de passer à autre chose, je lui ai immédiatement envoyé l’SMS suivant: « Salut, je suis dans la forêt avec Jésus, et on pense à toi ».
Quelques temps plus tard, elle m’a confié qu’elle s’était éloigné de Dieu, mais que mon petit message est arrivé pile-poil et à point nommé pour la ramener à Lui. (Enorme!)
La révélation ultime !
Néanmoins par souci d’honnêteté, je me dois de rajouter que je ne compte plus le nombre de fois où j’ai franchi la porte de mon domicile une lueur fanatique dans l’oeil, bombant le torse pour mieux clamer en triomphe:
– Cette fois, ça y est ! Je crois bien avoir compris un signe divin signifiant que mon art est sur le point de percer ! Fini les pâtes au quotidien, à nous la grande vie ! Chabalabalatatam Carlapatata pifpafpouf ! (c’est du parlé-en-langue et cela doit probablement signifier : « t’inquiète Seigneur, j’ai à nouveau pris des vessies pour des lanternes »)
Sans que cela ne provoque aucun émoi chez mon auditoire familial habitué aux fausses alertes. Heureusement pour moi, j’ai beaucoup d’enfants et donc toujours un cadet sensible à mon effet de scène.
Je dirais même plus
Quoi qu’il en soit, « l’anecdote des 5 pages » a sensiblement amélioré ma manière de communiquer avec Dieu et les gens. Je reste pas mal dur de la feuille, mais j’entends de mieux en mieux la musique. Mais que je sois inspiré ou non, il est un fait indéniable :
Plus on prie, plus il y a des « coïncidences ».
En bref :
Un malentendant se converti avec ma BD!!
Un tout petit échange de courrier vraiment encourageant, je vous laisse le découvrir :
http://www.auderset.com/blog/echange-fb-avec-helene
Kids game Genève
Du 18 au 20 août, je parlerais à pleins pleins d’enfants ! Je l’avais déjà fait l’année passée, c’était tellement fort en émotion de voir comment Dieu agit en eux… La plupart découvrant Dieu pour la première fois…
 
 [:de]Mais allo quoi ?!
C’est lundi matin, et comme à mon habitude avant de me plonger dans la mêlée d’une journée de travail intense, je passe d’abord dans la quiétude de la forêt,
(ils n’ont pas encore branché de fax sur les arbres, c’est pour ça !).
Je parle de différents trucs avec Dieu et aussi parfois pour qu’Il me guide dans mon travail. Mais apparemment aujourd’hui mon cerveau n’est pas au courant de mes belles résolutions… En effet, des tas de pensées hors sujets, (une rencontre de famille, le film d’hier soir, un papillon) me coupent constamment la parole. Au point que parfois, je ne me rappelle même pas du début de ma propre phrase.
– Halala! Quel piètre interlocuteur je fais… Désolé Seigneur.
Et prout la poésie !
Une légère vapeur s’élève du sol. L’air est doux. Un rayon de soleil ayant réussi à se faufiler dans l’abondance des feuillus me caresse chaleureusement la joue. D’un seul coup, toute la multitude des feuilles de la forêt se met à chuchoter un chant à l’unisson, obéissant au doigt et à l’oeil au signal de départ précis d’un chef d’orchestre invisible qui n’est d’autre que le vent. Les feuilles sont parées de perles d’eau qui étincellent soudainement au contact de la lumière, (comme le ferait la nitro dans les mains d’un gars atteint de Parkinson). Je ne saisis pas toutes les dimensions subtiles de l’hymne de ces feuilles, mais néanmoins j’en perçois vaguement la splendeur (bon, certaines d’entre elles postillonnent un peu).
Allo ?
Quoi qu’il en soit ce vent a d’un coup balayé mes neurones encombrées par la culpabilité pour mettre à jour une idée nouvelle:
Et si ce qui me déconcentre était une tentative désespérée de mon Interlocuteur pour me répondre…? Ha ! Ha ! Ha ! Ça me semble d’un farfelu… mais ok, essayons: je me tais (ce qui est déjà un exploit en soi) et voilà la première pensée qui me vient à l’esprit:
– Tu as une histoire pertinente de Willy Grunch qui fait 5 pages (c’est d’ailleurs à ce moment-même, la seule histoire en tiroir avec ce nombre de page), traduit-la en anglais.
– Pfff et ensuite, j’en fais quoi…? Je ne connais ni journaux, ni éditeur anglophones, mais bon okay : défi accepté !
A peine arrivé à mon atelier, je contacte le pote à qui j’ai pensé durant la balade pour traduire (qui lui en contacte un autre qu’il estime plus doué que lui). Les jours suivants, je m’applique à courir après mes traductions et leurs corrections pour finalement les appliquer dans les bulles (un travail plus fastidieux qu’il n’y parait).
Et maintenant ?
Du haut de la forêt, j’ai une vue panoramique sur mon village en contrebas ainsi que sur ma semaine si vite écoulée. Ma BD est prête okay, mais qu’est ce que je vais bien pouvoir en faire…?
Je suis encore perdu dans la brume amazonienne de mes réflexions lorsque que je m’assois machinalement à mon bureau. Tout à coup, la pile de courrier posé en vrac devant moi attire mon attention (sensible augmentation du suspense ambiant). L’adresse sur l’enveloppe me fait l’effet d’une détonation dans la jungle (et le ciel vide s’emplit d’oiseau qui fuient !): elle provient des USA !
De surprise, je saute de ma chaise et me mets au garde à vous. J’ouvre fébrilement l’enveloppe avec les doigts tout en ayant soin de ne pas déchirer l’adresse (purée ça aurait été plus rapide de l’ouvrir avec le tire-bouchon de mon couteau suisse!)
De jeunes américains m’écrivent ni plus ni moins de leur envoyer 5 pages dessinées pour leur collectif BD!
Les jambes sciées, je suis abasourdi et relâche d’un coup la pression me laissant retomber de tout mon poids sur ma chaise de bureau. Cette dernière, tout autant surprise du choc, accuse le coup en provocant une petite échappée d’air imitant à merveille le bruit de pet inopiné.
Drôle de résultat
Plusieurs semaines plus tard, je reçois la BD imprimée. Oh !oh ! les autres participants ne sont pas des pro. Ce livre n’est qu’un projet de jeunes débutants… Si j’étais prétentieux, je dirais que leur oeuvre à au moins l’avantage de mettre en valeur ma BD (oups ! Je l’ai dit !) Quoi qu’il en soit, c’est mal barré pour « percer au USA »: un tel ouvrage ne dépassera jamais le cadre familial (Les parents étant les seuls à trouver ma-gni-fi-que l’oeuvre de leur progéniture, fut-elle aussi laide qu’un étron qui vient de naitre*).
Le clin de lune
Alors pourquoi fallait-il que j’y participe ? Si seulement cela pouvait impacter un lecteur ou encourager un auteur (ou un parent !) en herbe… Bah, je n’en saurai jamais rien. Mais qui sait, si un jour je suis bien luné, j’entendrai Dieu m’en toucher un mot. De toute façon, je le crois capable de cacher quasi l’entier d’un astre aussi gros que la lune juste pour faire un clin d’oeil à l’un de ses amis… et pour moi, ça vaut bien tous les rêves américains de la terre.
Justine
Quelque temps plus tard, lors d’une balade forestière, j’ai pensé à Justine. C’est une copine que je n’avais plus vu depuis des années. Au lieu de passer à autre chose, je lui ai immédiatement envoyé l’SMS suivant: « Salut, je suis dans la forêt avec Jésus, et on pense à toi ».
Quelques temps plus tard, elle m’a confié qu’elle s’était éloigné de Dieu, mais que mon petit message est arrivé pile-poil et à point nommé pour la ramener à Lui. (Enorme!)
La révélation ultime !
Néanmoins par souci d’honnêteté, je me dois de rajouter que je ne compte plus le nombre de fois où j’ai franchi la porte de mon domicile une lueur fanatique dans l’oeil, bombant le torse pour mieux clamer en triomphe:
– Cette fois, ça y est ! Je crois bien avoir compris un signe divin signifiant que mon art est sur le point de percer ! Fini les pâtes au quotidien, à nous la grande vie ! Chabalabalatatam Carlapatata pifpafpouf ! (c’est du parlé-en-langue et cela doit probablement signifier : « t’inquiète Seigneur, j’ai à nouveau pris des vessies pour des lanternes »)
Sans que cela ne provoque aucun émoi chez mon auditoire familial habitué aux fausses alertes. Heureusement pour moi, j’ai beaucoup d’enfants et donc toujours un cadet sensible à mon effet de scène.
Je dirais même plus
Quoi qu’il en soit, « l’anecdote des 5 pages » a sensiblement amélioré ma manière de communiquer avec Dieu et les gens. Je reste pas mal dur de la feuille, mais j’entends de mieux en mieux la musique. Mais que je sois inspiré ou non, il est un fait indéniable :
Plus on prie, plus il y a des « coïncidences ».
En bref :
Un malentendant se converti avec ma BD!!
Un tout petit échange de courrier vraiment encourageant, je vous laisse le découvrir :
http://www.auderset.com/blog/echange-fb-avec-helene
Kids game Genève
Du 18 au 20 août, je parlerais à pleins pleins d’enfants ! Je l’avais déjà fait l’année passée, c’était tellement fort en émotion de voir comment Dieu agit en eux… La plupart découvrant Dieu pour la première fois…
[:en]Mais allo quoi ?!
C’est lundi matin, et comme à mon habitude avant de me plonger dans la mêlée d’une journée de travail intense, je passe d’abord dans la quiétude de la forêt,
(ils n’ont pas encore branché de fax sur les arbres, c’est pour ça !).
Je parle de différents trucs avec Dieu et aussi parfois pour qu’Il me guide dans mon travail. Mais apparemment aujourd’hui mon cerveau n’est pas au courant de mes belles résolutions… En effet, des tas de pensées hors sujets, (une rencontre de famille, le film d’hier soir, un papillon) me coupent constamment la parole. Au point que parfois, je ne me rappelle même pas du début de ma propre phrase.
– Halala! Quel piètre interlocuteur je fais… Désolé Seigneur.
Et prout la poésie !
Une légère vapeur s’élève du sol. L’air est doux. Un rayon de soleil ayant réussi à se faufiler dans l’abondance des feuillus me caresse chaleureusement la joue. D’un seul coup, toute la multitude des feuilles de la forêt se met à chuchoter un chant à l’unisson, obéissant au doigt et à l’oeil au signal de départ précis d’un chef d’orchestre invisible qui n’est d’autre que le vent. Les feuilles sont parées de perles d’eau qui étincellent soudainement au contact de la lumière, (comme le ferait la nitro dans les mains d’un gars atteint de Parkinson). Je ne saisis pas toutes les dimensions subtiles de l’hymne de ces feuilles, mais néanmoins j’en perçois vaguement la splendeur (bon, certaines d’entre elles postillonnent un peu).
Allo ?
Quoi qu’il en soit ce vent a d’un coup balayé mes neurones encombrées par la culpabilité pour mettre à jour une idée nouvelle:
Et si ce qui me déconcentre était une tentative désespérée de mon Interlocuteur pour me répondre…? Ha ! Ha ! Ha ! Ça me semble d’un farfelu… mais ok, essayons: je me tais (ce qui est déjà un exploit en soi) et voilà la première pensée qui me vient à l’esprit:
– Tu as une histoire pertinente de Willy Grunch qui fait 5 pages (c’est d’ailleurs à ce moment-même, la seule histoire en tiroir avec ce nombre de page), traduit-la en anglais.
– Pfff et ensuite, j’en fais quoi…? Je ne connais ni journaux, ni éditeur anglophones, mais bon okay : défi accepté !
A peine arrivé à mon atelier, je contacte le pote à qui j’ai pensé durant la balade pour traduire (qui lui en contacte un autre qu’il estime plus doué que lui). Les jours suivants, je m’applique à courir après mes traductions et leurs corrections pour finalement les appliquer dans les bulles (un travail plus fastidieux qu’il n’y parait).
Et maintenant ?
Du haut de la forêt, j’ai une vue panoramique sur mon village en contrebas ainsi que sur ma semaine si vite écoulée. Ma BD est prête okay, mais qu’est ce que je vais bien pouvoir en faire…?
Je suis encore perdu dans la brume amazonienne de mes réflexions lorsque que je m’assois machinalement à mon bureau. Tout à coup, la pile de courrier posé en vrac devant moi attire mon attention (sensible augmentation du suspense ambiant). L’adresse sur l’enveloppe me fait l’effet d’une détonation dans la jungle (et le ciel vide s’emplit d’oiseau qui fuient !): elle provient des USA !
De surprise, je saute de ma chaise et me mets au garde à vous. J’ouvre fébrilement l’enveloppe avec les doigts tout en ayant soin de ne pas déchirer l’adresse (purée ça aurait été plus rapide de l’ouvrir avec le tire-bouchon de mon couteau suisse!)
De jeunes américains m’écrivent ni plus ni moins de leur envoyer 5 pages dessinées pour leur collectif BD!
Les jambes sciées, je suis abasourdi et relâche d’un coup la pression me laissant retomber de tout mon poids sur ma chaise de bureau. Cette dernière, tout autant surprise du choc, accuse le coup en provocant une petite échappée d’air imitant à merveille le bruit de pet inopiné.
Drôle de résultat
Plusieurs semaines plus tard, je reçois la BD imprimée. Oh !oh ! les autres participants ne sont pas des pro. Ce livre n’est qu’un projet de jeunes débutants… Si j’étais prétentieux, je dirais que leur oeuvre à au moins l’avantage de mettre en valeur ma BD (oups ! Je l’ai dit !) Quoi qu’il en soit, c’est mal barré pour « percer au USA »: un tel ouvrage ne dépassera jamais le cadre familial (Les parents étant les seuls à trouver ma-gni-fi-que l’oeuvre de leur progéniture, fut-elle aussi laide qu’un étron qui vient de naitre*).
Le clin de lune
Alors pourquoi fallait-il que j’y participe ? Si seulement cela pouvait impacter un lecteur ou encourager un auteur (ou un parent !) en herbe… Bah, je n’en saurai jamais rien. Mais qui sait, si un jour je suis bien luné, j’entendrai Dieu m’en toucher un mot. De toute façon, je le crois capable de cacher quasi l’entier d’un astre aussi gros que la lune juste pour faire un clin d’oeil à l’un de ses amis… et pour moi, ça vaut bien tous les rêves américains de la terre.
Justine
Quelque temps plus tard, lors d’une balade forestière, j’ai pensé à Justine. C’est une copine que je n’avais plus vu depuis des années. Au lieu de passer à autre chose, je lui ai immédiatement envoyé l’SMS suivant: « Salut, je suis dans la forêt avec Jésus, et on pense à toi ».
Quelques temps plus tard, elle m’a confié qu’elle s’était éloigné de Dieu, mais que mon petit message est arrivé pile-poil et à point nommé pour la ramener à Lui. (Enorme!)
La révélation ultime !
Néanmoins par souci d’honnêteté, je me dois de rajouter que je ne compte plus le nombre de fois où j’ai franchi la porte de mon domicile une lueur fanatique dans l’oeil, bombant le torse pour mieux clamer en triomphe:
– Cette fois, ça y est ! Je crois bien avoir compris un signe divin signifiant que mon art est sur le point de percer ! Fini les pâtes au quotidien, à nous la grande vie ! Chabalabalatatam Carlapatata pifpafpouf ! (c’est du parlé-en-langue et cela doit probablement signifier : « t’inquiète Seigneur, j’ai à nouveau pris des vessies pour des lanternes »)
Sans que cela ne provoque aucun émoi chez mon auditoire familial habitué aux fausses alertes. Heureusement pour moi, j’ai beaucoup d’enfants et donc toujours un cadet sensible à mon effet de scène.
Je dirais même plus
Quoi qu’il en soit, « l’anecdote des 5 pages » a sensiblement amélioré ma manière de communiquer avec Dieu et les gens. Je reste pas mal dur de la feuille, mais j’entends de mieux en mieux la musique. Mais que je sois inspiré ou non, il est un fait indéniable :
Plus on prie, plus il y a des « coïncidences ».
En bref :
Un malentendant se converti avec ma BD!!
Un tout petit échange de courrier vraiment encourageant, je vous laisse le découvrir :
http://www.auderset.com/blog/echange-fb-avec-helene
Kids game Genève
Du 18 au 20 août, je parlerais à pleins pleins d’enfants ! Je l’avais déjà fait l’année passée, c’était tellement fort en émotion de voir comment Dieu agit en eux… La plupart découvrant Dieu pour la première fois…
[:es]Mais allo quoi ?!
C’est lundi matin, et comme à mon habitude avant de me plonger dans la mêlée d’une journée de travail intense, je passe d’abord dans la quiétude de la forêt,
(ils n’ont pas encore branché de fax sur les arbres, c’est pour ça !).
Je parle de différents trucs avec Dieu et aussi parfois pour qu’Il me guide dans mon travail. Mais apparemment aujourd’hui mon cerveau n’est pas au courant de mes belles résolutions… En effet, des tas de pensées hors sujets, (une rencontre de famille, le film d’hier soir, un papillon) me coupent constamment la parole. Au point que parfois, je ne me rappelle même pas du début de ma propre phrase.
– Halala! Quel piètre interlocuteur je fais… Désolé Seigneur.
Et prout la poésie !
Une légère vapeur s’élève du sol. L’air est doux. Un rayon de soleil ayant réussi à se faufiler dans l’abondance des feuillus me caresse chaleureusement la joue. D’un seul coup, toute la multitude des feuilles de la forêt se met à chuchoter un chant à l’unisson, obéissant au doigt et à l’oeil au signal de départ précis d’un chef d’orchestre invisible qui n’est d’autre que le vent. Les feuilles sont parées de perles d’eau qui étincellent soudainement au contact de la lumière, (comme le ferait la nitro dans les mains d’un gars atteint de Parkinson). Je ne saisis pas toutes les dimensions subtiles de l’hymne de ces feuilles, mais néanmoins j’en perçois vaguement la splendeur (bon, certaines d’entre elles postillonnent un peu).
Allo ?
Quoi qu’il en soit ce vent a d’un coup balayé mes neurones encombrées par la culpabilité pour mettre à jour une idée nouvelle:
Et si ce qui me déconcentre était une tentative désespérée de mon Interlocuteur pour me répondre…? Ha ! Ha ! Ha ! Ça me semble d’un farfelu… mais ok, essayons: je me tais (ce qui est déjà un exploit en soi) et voilà la première pensée qui me vient à l’esprit:
– Tu as une histoire pertinente de Willy Grunch qui fait 5 pages (c’est d’ailleurs à ce moment-même, la seule histoire en tiroir avec ce nombre de page), traduit-la en anglais.
– Pfff et ensuite, j’en fais quoi…? Je ne connais ni journaux, ni éditeur anglophones, mais bon okay : défi accepté !
A peine arrivé à mon atelier, je contacte le pote à qui j’ai pensé durant la balade pour traduire (qui lui en contacte un autre qu’il estime plus doué que lui). Les jours suivants, je m’applique à courir après mes traductions et leurs corrections pour finalement les appliquer dans les bulles (un travail plus fastidieux qu’il n’y parait).
Et maintenant ?
Du haut de la forêt, j’ai une vue panoramique sur mon village en contrebas ainsi que sur ma semaine si vite écoulée. Ma BD est prête okay, mais qu’est ce que je vais bien pouvoir en faire…?
Je suis encore perdu dans la brume amazonienne de mes réflexions lorsque que je m’assois machinalement à mon bureau. Tout à coup, la pile de courrier posé en vrac devant moi attire mon attention (sensible augmentation du suspense ambiant). L’adresse sur l’enveloppe me fait l’effet d’une détonation dans la jungle (et le ciel vide s’emplit d’oiseau qui fuient !): elle provient des USA !
De surprise, je saute de ma chaise et me mets au garde à vous. J’ouvre fébrilement l’enveloppe avec les doigts tout en ayant soin de ne pas déchirer l’adresse (purée ça aurait été plus rapide de l’ouvrir avec le tire-bouchon de mon couteau suisse!)
De jeunes américains m’écrivent ni plus ni moins de leur envoyer 5 pages dessinées pour leur collectif BD!
Les jambes sciées, je suis abasourdi et relâche d’un coup la pression me laissant retomber de tout mon poids sur ma chaise de bureau. Cette dernière, tout autant surprise du choc, accuse le coup en provocant une petite échappée d’air imitant à merveille le bruit de pet inopiné.
Drôle de résultat
Plusieurs semaines plus tard, je reçois la BD imprimée. Oh !oh ! les autres participants ne sont pas des pro. Ce livre n’est qu’un projet de jeunes débutants… Si j’étais prétentieux, je dirais que leur oeuvre à au moins l’avantage de mettre en valeur ma BD (oups ! Je l’ai dit !) Quoi qu’il en soit, c’est mal barré pour « percer au USA »: un tel ouvrage ne dépassera jamais le cadre familial (Les parents étant les seuls à trouver ma-gni-fi-que l’oeuvre de leur progéniture, fut-elle aussi laide qu’un étron qui vient de naitre*).
Le clin de lune
Alors pourquoi fallait-il que j’y participe ? Si seulement cela pouvait impacter un lecteur ou encourager un auteur (ou un parent !) en herbe… Bah, je n’en saurai jamais rien. Mais qui sait, si un jour je suis bien luné, j’entendrai Dieu m’en toucher un mot. De toute façon, je le crois capable de cacher quasi l’entier d’un astre aussi gros que la lune juste pour faire un clin d’oeil à l’un de ses amis… et pour moi, ça vaut bien tous les rêves américains de la terre.
Justine
Quelque temps plus tard, lors d’une balade forestière, j’ai pensé à Justine. C’est une copine que je n’avais plus vu depuis des années. Au lieu de passer à autre chose, je lui ai immédiatement envoyé l’SMS suivant: « Salut, je suis dans la forêt avec Jésus, et on pense à toi ».
Quelques temps plus tard, elle m’a confié qu’elle s’était éloigné de Dieu, mais que mon petit message est arrivé pile-poil et à point nommé pour la ramener à Lui. (Enorme!)
La révélation ultime !
Néanmoins par souci d’honnêteté, je me dois de rajouter que je ne compte plus le nombre de fois où j’ai franchi la porte de mon domicile une lueur fanatique dans l’oeil, bombant le torse pour mieux clamer en triomphe:
– Cette fois, ça y est ! Je crois bien avoir compris un signe divin signifiant que mon art est sur le point de percer ! Fini les pâtes au quotidien, à nous la grande vie ! Chabalabalatatam Carlapatata pifpafpouf ! (c’est du parlé-en-langue et cela doit probablement signifier : « t’inquiète Seigneur, j’ai à nouveau pris des vessies pour des lanternes »)
Sans que cela ne provoque aucun émoi chez mon auditoire familial habitué aux fausses alertes. Heureusement pour moi, j’ai beaucoup d’enfants et donc toujours un cadet sensible à mon effet de scène.
Je dirais même plus
Quoi qu’il en soit, « l’anecdote des 5 pages » a sensiblement amélioré ma manière de communiquer avec Dieu et les gens. Je reste pas mal dur de la feuille, mais j’entends de mieux en mieux la musique. Mais que je sois inspiré ou non, il est un fait indéniable :
Plus on prie, plus il y a des « coïncidences ».
En bref :
Un malentendant se converti avec ma BD!!
Un tout petit échange de courrier vraiment encourageant, je vous laisse le découvrir :
http://www.auderset.com/blog/echange-fb-avec-helene
Kids game Genève
Du 18 au 20 août, je parlerais à pleins pleins d’enfants ! Je l’avais déjà fait l’année passée, c’était tellement fort en émotion de voir comment Dieu agit en eux… La plupart découvrant Dieu pour la première fois…
[:]

Publié le

Echange FB avec Hélène

[:fr]coeur cov2
 
Bonjour Alain,
Dans mon église nous avons une personne sourde chrétienne,
que j’accompagne depuis bientôt 3 ans.

Hier nous étions chez moi avec un autre monsieur sourd
qui veut en savoir plus sur Jesus.

Nous lui avons expliqué l’évangile en langue des signes
mais c’était franchement pas simple d’expliquer des notions spirituelles.
J’insistais sur le péché, la repentance…

 
Puis je suis allée chercher un petit livret que tu as fait,
ça explique l’évangile juste avec des images.

Là ça lui a parlé direct,
et il posait des questions au fur et à mesure qu’il avançait dans sa « lecture ».

Puis quand il a vu le petit bonhomme « propre » et la croix en sang par terre,
il a fait « oh! Le péché n’est plus la, il est sur la croix ! ».

Petit à petit il a vraiment compris
et il a résumé « donc Jésus nous sauve du péché ».

Il voulait recevoir Jésus aussi
mais par pudeur il préférait le faire seul chez lui.

Donc on lui a expliqué comment faire
et on a continué à lui partager nos témoignages.

Voilà tout ça pour t’encourager
et te remercier pour tes dessins
qui sont vraiment des outils à la gloire de Dieu.

Tes petits livrets parlent aux sourds,
et je pense que ça peut aussi parler aux enfants

Sois béni Alain !
Hélène
 
C’est énorme ton message!!!
Quel encouragement pour moi
et tout ceux qui travaillent avec moi à l’atelier!

Tu accepterais que je publie tel quel ton message?
Ça serait un tel encouragement aussi pour tous ceux qui me soutiennent…

Alain
 
Oui pas de soucis vas y !
Contente que ça vous encourage.
Je vais en commander plusieurs de ces petits livrets
c’est tellement pratique. Merci pour ton don
Hélène
 
La BD sans parole
La page Facebook
 
 [:de]coeur cov2
 
Guten Tag Alain,
Wir haben in unserer Kirche eine gehörlose Christin, die ich seit nahezu 3 Jahren begleite.
Gestern waren wir zusammen mit einem anderen gehörlosen Mann bei mir zu Hause. Er möchte mehr über Jesus erfahren.
Wir haben ihm das Evangelium in Gebärdensprache erklärt, aver es war ehrlich gesagt nicht einfach die geistigen Belange zu erklären. Ich legte besondere Betonung auf die Sünde, die Reue…

Dann holte ich ein kleines Büchlein, das du gemacht hast, es erklärt das Evangelium nur mit Bildern.
Das, das hat ihn direkt angesprochen, und er stellte laufend Fragen, während er es « las ».
Dann, als er den kleinen Mann « sauber » sah und das Kreuz blutig am Boden, sagte er « oh! die Sünde ist nicht mehr da, sie ist auf dem Kreuz! ».
Nach und nach hat er wirklich verstanden und zusammengefasst « also rettet Jesus uns von der Sünde ».
Er wollte Jesus auch empfangen, aber aus Schamgefühl wollte er es lieber bei sich zu Hause tun.
Also haben wir ihm erklärt, was zu tun ist, und haben weitere Zeugnisse mit ihm geteilt.
Dies, um dich zu ermutigen, und dir für deine Zeichnungen zu danken, die wirklich Werkzeuge zum Ruhme Gottes sind.
Deine kleinen Bücher sprechen zu Gehörlosen und ich denke, sie könnten auch Kinder ansprechen. 
Sei gesegnet, Alain !
Hélène
 
Deine Nachricht ist enorm!!!
Welch Ermutigung für mich und alle, die mit mir in meinem Atelier arbeiten!

Bist du damit einverstanden, dass ich deine Nachricht – so wie sie ist – publiziere ?
Es wäre solch eine Ermutigung für alle, die mich unterstützen…

Alain
 
Ja, kein Problem, mach nur !
Schön, dass es dich ermutigt hat.
Ich werde mehrere dieser kleinen Bücher bestellen.
Es ist so praktisch. Danke für deine Gabe
Hélène
Komik ohne Worte
Facebook Seite
 
 [:en]coeur cov2
 
Hi Alain,
In my church we have a deaf Christian I have been helping for almost three years now.
Yesterday we were at my home with another deaf gentleman who wants to know more about Jesus.

We explained the gospel to him in sign language but it honestly wasn’t easy to explain spiritual ideas.
I was going on about sin, repentance…
Then I went to get a little booklet that you made, it explains the gospel just with pictures.
Straightaway that spoke right to him, and he kept on asking questions as he went on in his ‘reading’.
Then, when he saw the ‘clean’ little guy and the cross covered in blood on the ground, he went, ‘Oh! The sin isn’t there any more, it’s on the cross!’

Little by little he really understood, and he summed it up ‘So Jesus saves us from our sin.’
He wanted to receive Jesus too, but, because of his reserve, preferred to do this on his own at home.
So we explained to him how to do it and went on to share our testimonies with him.
All of that was to encourage you and thank you for your pictures which really are tools to the glory of God.
Your little booklets speak to the deaf, and I think that they can also speak to children.


God bless, Alain!
Hélène

 
Your message is terrific!!!
What an encouragement for me and all who work with me in the studio!
Would you mind if I published your message just as it is?

It would be such an encouragement for all those who support me too…
Alain
 
Yes, no problem, go ahead! 
Pleased that it’s an encouragement for you.

I am going to order several of those little booklets – they’re so convenient.
Thanks for your gift
Hélène
 
A cartoon book without words
Facebook page
 
 [:]

Publié le

Mon fils

[:fr]

Silascaillou
N’importe quoi !

Vous avez déjà entendu ça de potes incroyants : « Bah Dieu, c’est plus un concept, une force, une énergie lointaine, etc… » ? Et parfois même des croyants, malgré leur théorie, vivent au quotidien comme si c’était le cas.
C’est tellement loin de ce qu’en dit Jésus : Dieu, c’est ton Papa.

Démonstration

Je vais vous décrire cash ce que ressent un papa pour son fils. J’ai écrit cette lettre concernant Silas, mon garçon.
Lisez-la en remplaçant ce qui est en BLEU,(ou en capitales) par votre nom. Adaptez-le à votre personne et dites-vous que Dieu vous voit pareil !… Et même pire mieux, pask moi je suis loin d’être parfait, okay !?

Silas

  Je me souviens de la première fois que nous nous sommes rencontrés, c’est comme si c’était hier.C’est le matin, et alors qu’IL vient de sortir de sa maman telle une merveille naissant d’une merveille… tout en admiration, je LE tiens à bout de bras !

  Je comprends alors que ma vie ne sera plus jamais la même (un peu comme si je tenais le billet gagnant de la loterie !). Sans encore LE connaître, je L’aime déjà tellement, tellement fort… Durant
ses premiers mois,
IL a l’air de subir le jet lag de son « voyage » : c’est vrai que pour un bébé, s’adapter à notre univers, ça doit être quelque chose… Que ce soit en poussette ou à l’africaine (avec un pagne) tout contre mon cœur, je me suis beaucoup baladé avec LUI et avec Dieu dans la forêt. Pas de doute que des émanations de nos discussions soient retombées sur LUI. J’aime LE
bercer et danser avec LUI sur des percussions, ça l’apaise et IL finit toujours par S’endormir. Je passe beaucoup de temps avec LUI
(ainsi qu’avec sa sœur). Tout en jouant de la guitare, je veille sur EUX des après-midi entiers sur les places de jeux ou au bord de l’eau. Je crois que le son de la guitare LES rassure, car ILS me savent pas loin. Petit à petit, j’apprends à connaître et à découvrir la personnalité de MON PETIT GARÇON.

  C’est quelqu’un de très sensible à son prochain. Avec SA curiosité surdéveloppée, IL a le pouvoir d’enchanter SON entourage rien qu’avec SES mille questions improbables et SES réflexions pertinentes. IL a le pouvoir de transformer le plus banal des moments en un souvenir exceptionnel. Le caillou le plus quelconque trouvé par terre, une fois entre SES mains, devient une pierre précieuse ! IL joue si bien aux percussions, sur les casseroles de la cuisine, qu’avec sa mère nous sommes convaincus d’être en face d’un prodige. Nous avons rassemblé toutes nos économies et LUI avons acheté sa première batterie pour SES 6 ans. Ses professeurs ne tarissent pas d’éloges que, je l’avoue, nous prenons un peu pour nous… (Je pensais que c’était moi qui montrais à mes enfants ce qu’était la vie, mais ce sont EUX qui me l’ont appris pour de vrai !)

  Puis, vient le temps de l’adolescence, un passage obligé qui instaure une distance avec ses parents afin de quitter le monde de l’enfance pour mieux rejoindre celui des adultes. Ces adultes avec leur réticence à montrer leurs sentiments réels et à toujours jouer le jeu des apparences ! MON FILS et moi avons toujours été transparents l’un envers l’autre : allons-nous perdre cette qualité dans notre relation ?

  Alors, que je m’en inquiétais et en parlais à Dieu, j’ai remarqué les regards furtifs et bienveillants de MON FILS, SES tapes sur mon épaule, SES paroles pour me défendre quand quelqu’un cherche à me dénigrer, les films qu’on se regarde parfois tard le soir et les pots qu’on se boit ensemble… Ce sont des petites choses de tous les jours, mais elles sont aussi fortes que l’étreinte du petit enfant qui courait pour s’abandonner dans mes bras !

  J’ai parfois un peu l’impression que c’est maintenant LUI qui veille sur moi. Peut-être est-ce le signe qui signifie qu’IL est prêt, à son tour, à devenir papa ?!

  Aujourd’hui, nous travaillons tous les deux à l’atelier de BD.  IL transporte et prépare les livres pour les livraisons, répare ici et là notre vieille baraque, encadre les bénévoles avec beaucoup de gentillesse, aide au coloriage de mes dessins et compose les bandes originales de mes productions. IL trouve des sons, les organise, les harmonise et crée des univers oniriques en musique avec une aisance naturelle déconcertante !

  Avec sa maman fraîchement sortie de l’école de jazz, le voisin du dessus et sa sœur, et un pote avec qui IL joue déjà dans d’autres groupes (métal et jazz), nous jouons tous les deux dans le même groupe de rock. Nous nous produisons sur diverses scènes et vivons ensemble l’aventure de ces tournées ! SILAS à l’œil. IL a cette capacité de voir à travers des apparences que se donnent les gens et un don pour démonter les idées reçues d’un bon mot. IL me fait trop rire. J’aime SA compagnie. C’est agréable de discuter avec LUI, car IL s’arrange toujours pour vous mettre à l’aise. J’aime vraiment MON FILS pour qui IL est, je l’aime profondément et probablement plus que moi-même… J’aurai accompli beaucoup de belles choses dans ma vie, mais SILAS est – avec son frère et ses sœurs – ma plus belle réussite !!

(Extrait du livre Rendez-Vous Dans la Forêt 2, à paraître en octobre 2016)

Le village des Auderset

Un journaliste du journal la Liberté (le plus grand journal de la région Fribourg) était dans l’église lorsque je témoignais et il a écrit cet article :
http://www.auderset.com/medias/presse/journal-la-liberte-le-petit-gars-qui-navait-aucun-talent

(pis comme ça vous verrez comme ma barbe a grandi!)
Let’s pray !!!

Mes BD dans un HyperU
en France :
http://www.auderset.com/blog/bd-dans-lhyper-u-de-pontarlier

37,5 Millions !!
Mon dessin-animé présent sur différentes plateformes de Facebook a eu plus de 37,5 millions de vues !!!
(Merci de prier pour qu’Il nous montre que faire de cela)

Vacances ?
Que vous ayez des vacances ou non, que les temps à venir soient bénis pour vous et vos proches.
Souvenez-vous : Papa vous aime tellement, tellement, tellement…

Alain.

 [:]

Publié le

Le village des Auderset

[:fr]bonhome mignon
J’aime ma famille, proche évidement, mais aussi celle qui est éloignée même si je ne la connais pour ainsi dire quasi pas du tout. Nous sommes peu nombreux. (On est moins porté sur le sexe que les Geiser, Müller et autres Dupont que voulez-vous!).
 
Mais dans un petit village Fribourgeois du nom de Cressier, il y en a juste partout ! (C’est ouf, ici même les pierres tombales sont presque toutes dédicacés « Auderset ») C’est de là qu’on est tous sorti (heu… je parle du village, pas des tombes!) . Ce patelin non plus, je ne le connais pas vraiment, mais chaque fois que le hasard de la route me fait passer à proximité, je sens une émotion que je ne m’explique pas, parfois je m’y arrête pour l’observer songeur… et finalement ne sachant pas que faire de plus, je reprends ma route, sans trop savoir ce qui s’est passé et avec cette impression floue de passer à côté de quelque chose d’important.
 
Dans les yeux de mon père
Je crois que cela m’arrive parce que chaque fois que mon père en évoque le souvenir, des larmes apparaissent dans ses yeux avec cette petite boule de fierté coincée dans sa gorge les empêchant de couler.
Il nous raconte qu’à la maison, ils n’avaient pas d’eau courante, juste un puit dans lequel son père s’est malencontreusement noyé. Fabien, (mon père) n’avait que 5 ans lorsque sa maman a dû s’occuper seule de lui et de ses 5 frères et sœurs. Leur maître d’école, un alcoolique notoire, les battait souvent et durement, allant jusqu’à leur arracher des poignées de cheveux. Ils n’avaient plus leur père pour les défendre… Fabien développa aussi une grande méfiance pour les milieux ecclésiastes, vivant très mal le mépris dont ils étaient injustement l’objet de la part du curé d’alors. Après une mauvaise expérience avec quelqu’un ce disant chrétien, les gens font souvent l’amalgame avec Dieu, ce qui n’a rien à voir, car selon moi, dans ce cas, Dieu était tellement présent dans l’image de cette maman qui veillait sur eux. Cette maman, la complicité avec les copains, la beauté des lieux, et tant de choses aussi font partie des nombreux souvenirs de ce coin de pays, qui ont tous le goût d’un bonheur d’autant plus fort qu’il contraste avec la dureté de ces temps de guerre et de survie.
 
Toujours à pied nu, (ou avec des semelles de bois en hiver) les enfants de la Louise, comme on les appelait, étaient une des familles les plus pauvres du village, mais une famille solidaire. À l’âge de 11 ans, mon père dut partir travailler à la dure chez un paysan de Moudon pour ne plus être une charge financière pour les siens.
Devenus adultes, les enfants du village chassèrent le maître, pour que l’histoire ne se répète pas pour leurs propres enfants et l’église changea de curé. De son côté, à l’âge de 16 ans, Fabien dut partir chercher « fortune » dans l’industrie de l’horlogerie suisse qui, alors, était en pleine expansion. Mais, une partie de son cœur est resté à Cressier, c’est peut-être lui que je perçois et qui me trouble chaque fois que je passe par là-bas…
 
La découverte d’un trésor
Grace à des BD chrétiennes jetées au vieux papier, j’ai trouvé la foi. Bien plus qu’une croyance, j’ai trouvé un véritable trésor, la possibilité d’avoir une amitié avec Dieu en personne et cela grâce au sacrifice de son fils unique Jésus. Un Amour inconditionnel énorme ouvert à tous. C’est quelque chose de merveilleux qui te change définitivement la vie ! Du pur bonheur frais qui coule dans tes veines.
Voilà 20 ans, que, pour partager cette bonne nouvelle à un max de monde, je sillonne les routes jusqu’à l’autre bout du monde, tenant conférences, spectacles, en créant BD et dessin-animé (ce dernier a eu plus de 31 millions de vues !!!) Je ne compte plus le nombre de personne ayant été touchées…
 
Investir Cressier
Alors tout naturellement, j’ai voulu aussi me produire à Cressier. Mais je ne savais pas qui contacter, (il n’y a ni église évangélique, ni protestante dans ce coin) et malgré quelques coups de téléphone dans le vide, j’ai été contraint de ranger ce beau projet dans un coin de mon cœur parmi les choses à faire absolument avant de mourir.
 
Etre né là où on est né
Lors des épidémies de peste du siècle passé, on a remarqué qu’à l’endroit où l’on enterrait les victimes, il y avait une plante en particulier qui y poussait, et bougre de « coïncidence », il se trouve qu’elle était justement un antidote permettant de guérir de la peste !
De la même manière, je pense qu’être né dans une famille ou l’autre n’a rien à voir avec la (mal) chance, mais tout à voir avec notre capacité de lui faire du bien. (Ok, les Geiser, Müller et Dupont ont une excuse, ils ont déjà une passion qui leur prend déjà tout leur temps, mais bon…) Perso, je suis heureux d’avoir des parents comme les miens, mais pour tout ceux qui le vivent hardcor, voici mon modeste encouragement : traversez l’épreuve la main dans la main avec Dieu et pardonnez (c’est un bien que vous vous accordez d’abord à vous-même), cela se transformera alors forcément en une formation de vie qui apportera la vie plutôt qu’en malchance.
 
Mon nom
Je n’ai pas pris de nom d’artiste fantaisiste, j’ai gardé le mien, car je ne veux pas faire semblant de jouer un personnage, mais juste rester moi et être pleinement investi dans mon engagement. Je ne sais pas trop comment atteindre le reste des Auderset, mais qui sais… je me suis dit que quelqu’un leur offrira peut-être un de mes livres uniquement parce que le nom d’auteur coïncidera avec le leur.
 
Samedi prochain, le 2 juillet, à 10h45 !!!
Puis, un jour, sans que j’y soit pour rien, c’est arrivé, j’ai reçu une invitation à donner mon témoignage à Cressier. Au plein milieu de la place du village, Il y a une église qui, avec son toit, pointe telle une flèche la direction du ciel. C’est là, dans le chef-lieu de mes ancêtres que je prendrais la parole. Et même si je me sens tout petit dans mes souliers, je suis riche ! (Riche à l’intérieur en tout cas !) et samedi je partagerai au mieux mon butin de vie à tous ses habitants.
 
Mobilisation communale
Pour l’occasion de ma venue, un article, que dis-je, « un appel à la mobilisation » ! a été publié dans le journal de paroisse, un avis sur le site de la commune, des courriels à de nombreux anciens habitants de Cressier, des affiches ainsi qu’un tout-ménage à tous les habitants de la région.
(Pour le voir : http://www.auderset.com/news/temoignage-a-cressier-fribourg)
 
Après Cressier, Crissier (coïncidence ? Clin d’oeil divin?).
Dimanche 3 juillet, 9h45
Je suis invité par d’inventifs pasteurs Lausannois, qui ont organisé un culte original qui sera présenté comme une interview télé, avec des projections de mes BD, vidéo et dessin-animé.
Ils ont eux aussi mis le paquet en invitant radio, télé et presse locale et vous
http://www.auderset.com/news/crissier
 
Saahsal va de l’avant
Suite à notre concert à la Rote-Fabrik de Zurich, nous avons eu de bons échos. Tout particulièrement d’un auditeur nous ayant écrit que son fils et lui ont été touchés par la pertinence des paroles et du style de musique. L’organisateur nous a recommandés à un autre festival en disant :
« Saahsal, dans le domaine du rock alternatif, c’est une des choses les plus convaincantes que j’ai entendue ces dernières années, c’est vraiment un univers à part. »
C’est à quelques détails près ce que nous a aussi dit le journaliste qui nous a interviewés pour 3 radios régionales mardi passé (on passe dans l’émission AOC la semaine prochaine).
On sera interviewé aussi la semaine prochaine, pensez à nous…
 
Concert cinéma
Le 6 juillet, 20h.
Nous jouerons en avant-première d’un film à Bévilard (Spécial hein !)
http://openair.cinemapalace.ch/detail/2016-07-07[:]

Publié le

Le son qui tue la mort

[:fr]saahsal rote fabrik
Le son qui tue la mort
Quelque soit l’art que l’on pratique, je suis partisan qu’il nous faut tendre à l’excellence.
Je crois qu’un bon son d’une guitare peut toucher le coeur autant qu’une parole (peut-être même plus!).
Lors d’un temps de louange où j’étais un peu pompette de l’Esprit (rempli si vous préférez), je laissais aller librement mes doigts sur le manche de la guitare sans plus trop réfléchir lâchant des sons qu’il me semblait découvrir pour la première fois, (un parlé en langue di guitare coa!) et BOUM à ce moment dans l’assistance des gens recevaient carrément des visions, c’est ouf! (mais bon, je n’ai rien inventé, voyez vous-même: 2 Rois 3.15)
A la recherche du son parfait
Après des mois d’enquêtes pour trouver le meilleur son qui soit adapté à ma guitare, à mes goûts et à mon jeu, j’ai enfin trouvé!  C’est une tête d’ampli au son magnifiquement monstrueux (le même que le groupe « Tool »). Il est fabriqué en Allemagne par des passionnés un peu fous qui arrivent à en oublier le sens du commerce au point qu’il est quasi impossible de le trouver en Suisse ailleurs que directement chez un unique importateur perdu dans la Suisse-Allemande profonde.
J’espérais le recevoir à temps pour un concert qui sera peut-être un tournant pour la carrière de notre groupe et il aura lieu ce week-end à Zürich. Un endroit clef pour percer, mais aussi un milieu à la réputation très sombre. Mais n’est-ce pas dans les ténèbres qu’on voit le mieux la moindre étincelle? Perso, je compte bien y jouer en étant habité par le même Esprit que lorsque je suis en mode louange. Je suis partisan qu’il faut rester soi-même quelque soit l’endroit. Dans les coulisses ou dans ce monde de la nuit, il m’arrive souvent de recevoir des paroles inspirées qui touchent grave les gens. Mais 3 mois après la commande, toujours pas d’ampli et mon ancien à rendu l’âme (sur scène!)…
L’ampli est enfin arrivé!
4 jours avant le jour « J » Mais il faut le chercher à Lucerne. S’il y a bien un endroit ou ni moi, ni aucune connaissance ne vont jamais, c’est bien celui-là (je soupçonne presque que ça n’existe pas).
4 heures de trajet: je n’ai ni trop le temps, ni l’envie, ni forcément non plus la voiture (vi pask on se la partage entre plusieurs).
J’en touche un mot au Seigneur et cherche des solutions logistiques avec ma femme… quand tout à coup, mon voisin débarque chez moi et me dit comme ça, l’air de rien: « hey salut, je vais à Lucerne! A+ »
Nous (les yeux écarquillés): Quoi!?!
Alors voilà, il a pris l’ampli en passant et maintenant, je me fais la main dessus! (Je n’ai pas encore de visions, mais j’ai les oreilles qui sifflent! C’est déjà ça.)
Bref: Il reste plus qu’à produire un spectacle inoubliable!
(pensez à nous)
 
 [:]

Publié le

Sauve qui peut (le courrier de Patricia)

[:fr]RDV2 forêt couv fake web
Un œil sur l’écran
Passé minuit, je dessine encore tout en suivant d’un œil distrait un film sur mon écran d’ordi (j’ai trop envie de savoir la fin de l’histoire !). C’est la vie d’un type divorcé, seul au monde, qui lutte pour ne pas péter les plombs, mais qui n’a trouvé que son GPS à qui parler…
Ce n’est qu’un film, mais ça reflète une certaine réalité. Parfois, les belles situations, voitures, villas et autres façades enviées cachent des situations familiales et des misères humaines juste hardcore !
Esperanza !
Les épreuves, on en a tous à un moment donné, et seul l’espoir permet de les surmonter… mais celui de nos contemporains est si éphémère ! Ce sont souvent des croyances qui reposent sur de vagues suppositions boiteuses. Je me rappelle avoir eu de ces moments de solitude où la souffrance te serre le cœur à l’extrême. J’ai pu crier à Dieu (rien à voir avec de la prière de salon) et j’ai pu bénéficier d’une consolation qui a pénétré plusieurs couches de mon être et m’a aidé à tenir bon. Si seulement je pouvais leur dire à tous que Dieu existe, qu’Il les aime et qu’Il est un véritable Ami sur qui on peut compter ! Cette nuit je m’endors le cœur troublé…
Le lendemain, j’apprends qu’à l’heure même où je regardais ce film, un notable de mon village est monté dans la forêt pour se jeter du haut d’une falaise.
Courrier
Je suis encore sous le choc quand je me mets à lire mon courrier… voici le premier message que je découvre (les noms ont été changés) :
Bonjour Alain,
Vous ne me connaissez pas, mais moi je vous connais par divers interviews que j’ai pu découvrir de vous ainsi que par vos BD, toujours pleines de légèreté et en même temps très profondes…
Il y a environ 2 ans, j’ai offert votre livre « Rendez-vous dans la forêt » à Patricia, une fille très sensible que j’aime beaucoup et qui, avec le temps, est devenue comme une sœur pour moi. Il a fallu batailler à plusieurs reprises dans la prière pour que cette dernière lise votre livre, de nombreuses personnes ont intercédé pour elle. Récemment, elle a fait un séjour d’un mois en Inde. Lors d’un déplacement en train de plusieurs heures, elle a décidé de lire votre livre. Eh bien figurez-vous qu’au terme de sa lecture, le Saint-Esprit avait pu faire son chemin dans son cœur et elle a pu prier pour la première fois notre Seigneur ! Halleluja !
Je souhaitais vous encourager en vous racontant l’impact que votre livre a eu sur Patricia. Je vous remercie pour le travail remarquable que vous faites et pour toute la passion et l’amour que vous mettez dans vos BD. Notre Dieu a une fois de plus utilisé le fruit de votre travail pour toucher le cœur d’une personne en recherche de Lui et ça, c’est juste magnifique.
En espérant que vous vous portez bien, je vous transmets mes chaleureuses salutations depuis l’arc lémanique où je vis et vous envoie la Paix et la Bénédiction de notre Seigneur Jésus-Christ.
Amicalement,
Martin W.
 
Trop bien ! Encore une personne qui s’approche de Jésus, la source même de la Vie et de l’Espoir ! « La Paix et la Bénédiction », comme le dit Martin, devaient être en fichier joint, car je les ai reçues en pleine face rien qu’en lisant son courrier !
C’est à l’imprimerie
Je suis d’autant plus content d’avoir écrit « Rendez-vous dans la forêt 2 » (292 pages !), car comme tout ce que je fais, c’est juste un panneau montrant (directement et parfois indirectement) l’essentiel. Mais pour dire vrai, j’ai un peu triché : je l’ai écrit avec Jésus et il y a mis de la bombe ! Un explosif suffisamment fort pour abattre les murailles qui enferment les gens dans leur solitude… Le livre sera dispo cet automne.
PS : si par hasard tu n’as qu’un GPS à qui parler et que tu t’apprêtes à commettre l’irréparable, s’il te plaît, va vers Jésus ou viens me voir ! Je suis moins dispo que Lui, mais tu seras une priorité et peu m’importe si c’est chelou, si tu me le demandes, je te serrerai fort dans mes bras et te présenterai cet Ami pour qu’Il devienne le tien également !
NEWS & PROGRAMME
Ce samedi 4 juin (entre 15h et 17h)
je donne mon témoignage avec un micro sur la Place Pury, à Neuchâtel, aux passants qui voudront bien l’entendre…
Le dessin animé
a atteint les
30 millions de vues !!!
http://www.auderset.com/blog/11039
www.willygrunch.com
Le 18 juin prochain
avec le groupe Saahsal, on va jouer à la ROTE FABRIK de Zurich !
http://www.rotefabrik.ch/en/fremdveranstaltung/eventdetail.php?id=25791
(pensez à nous ! C’est un haut lieu de la culture alternative en Suisse)
Vidéo originale créée par un jeune d’une école de cinéma :
https://www.youtube.com/watch?v=uZAMXliP2EY
 
 [:de]RDV2 forêt couv fake web
 
Mit einem Auge auf dem Bildschirm
Es ist nach Mitternacht. Ich bin noch am Zeichnen. Zudem folge ich mit einem Auge einem Film auf dem Bildschirm meines Computers (ich muss unbedingt wissen, wie die Geschichte ausgeht!) Sie handelt von einem geschiedenen Kerl, der – ganz alleine auf der Welt – damit kämpft, nicht durchzudrehen, aber niemanden anders als sein GPS als Gesprächspartner gefunden hat… Es ist ja nur ein Film, doch widerspiegelt er eine gewisse Realität. Manchmal verstecken sich hinter einer gehobenen Situation, Autos, Villas und anderen Fassaden Familiensituationen und menschliches Leid, welche man nur als hardcore bezeichnen kann!
 
Esperanza !
Prüfungen haben wir alle zu einer gewissen Zeit und nur die Hoffnung erlaubt es uns, sie zu überstehen. Aber die Hoffnung unserer Zeitgenossen  ist so vergänglich! Oft beruht ihr Glauben auf unklaren wackeligen Vermutungen. Ich erinnere mich, solche Momente der Einsamkeit gehabt zu haben, in denen die Qual dir das Herz bis aufs Aeusserste abdrückt. Ich habe dann zu Gott schreien können (das hat mit Salon-Gebeten nichts zu tun) und ich habe Trost bekommen, der mehrere Schichten meines ganzen Seins durchdrungen hat und mir geholfen hat durchzuhalten. Wenn ich Ihnen allen doch nur sagen könnte, dass Gott existiert und dass es sie liebt und Ihnen ein wirklicher Freund sein möchte, auf den man zählen kann! Diese Nacht schlafe ich betrübten Herzens ein…
Am nächsten Tag erfahre ich, dass zur selben Zeit, als ich meinen Film anschaute, eine bekannte Persönlichkeit meines Dorfes in den Wald hinaufgestiegen ist, um sich von einer Klippe zu stürzen.
 
Post
Ich stehe noch unter Schock, als ich beginne meine Post zu lesen… hier die erste Nachricht, die ich finde (Namen und Orte wurden geändert):
Guten Tag Alain !
Sie kennen mich zwar nicht, aber ich kenne Sie aus verschiedenen Interviews, die ich habe entdecken können von Ihnen, und auch durch Ihre Komik-Bücher, immer mit Leichtigkeit geschrieben, gleichzeitig aber auch sehr tiefgreifend…
Vor ungefähr 2 Jahren habe ich Ihr Buch „Treffen im Wald“ an Patricia verschenkt, ein sehr sensibles Mädchen, das ich sehr liebe und das mit der Zeit wie eine Schwester geworden ist für mich. Wir mussten viele Male im Gebet kämpfen, damit sie das Buch auch liest, viele Leute haben sich für sie eingesetzt. Vor kurzem war sie für einen Monat in Indien. Während einer stundenlangen Zugfahrt hat sie beschlossen Ihr Buch zu lesen. Und stellen Sie sich vor, als sie mit Lesen fertig war, hatte der Heilige Geist seinen Weg in ihr Herz gefunden und sie konnte das erste Mal zu unserem Herrn beten! Halleluja !
Indem ich Ihnen die Auswirkung Ihres Buches auf das Leben Patricias erzähle, möchte ich Sie ermutigen. Ich danke Ihnen für die bedeutende Arbeit, die Sie leisten, und für die ganze Leidenschaft und Liebe, die Sie in Ihre Komik-Bücher stecken. Unser Gott hat einmal mehr die Frucht Ihrer Arbeit gebraucht, um das Herz einer Person zu erreichen, die auf der Suche nach ihm war. Und das, das ist einfach wunderbar!
In der Hoffnung, dass es Ihnen gut geht, sende ich Ihnen meine herzlichen Grüsse aus dem Gebiet des Genfer Sees, wo ich wohne, und sende Ihnen den Frieden und den Segen unseres Herrn Jesus Christus.
In Freundschaft,
Martin W.
 
Zu schön ! Noch eine Person, die Jesus, der Quelle des Lebens und der Hoffnung, näherkommt!  « Frieden und Segen », wie Martin sagt, mussten als Anhang mitgeschickt worden sein, denn ich habe sie direkt ins Gesicht gekriegt, nur weil ich seinen Brief gelesen habe!
Es ist in der Druckerei
Umso zufriedener bin ich jetzt, dass ich « Treffen im Wald 2 » (292 Seiten) geschrieben habe, denn wie alles, was ich tue, ist es nur ein Schild, das (direkt und indirekt) das Wesentliche aufzeigt. Aber um ehrlich zu sein, habe ich ein bisschen geschummelt: ich habe es zusammen mit Jesus geschrieben und er hat es mit einer Bombe versehen!! Ein Sprengstoff, der stark genug ist, um die Mauern einzureissen, die die Leute in ihrer Einsamkeit einschliessen… Das Buch wird diesen Herbst (vorerst nur auf Französisch) erhältlich sein.
PS:  wenn auch Du per Zufall nur ein GPS als Gesprächspartner hast und vorhast das Unvorstellbare zu tun, dann bitte, wende Dich an Jesus  oder komm bei mir vorbei! Ich bin zwar weniger erreichbar als er, aber Du wirst eine Priorität sein, und auch wenn es ungewöhnlich erscheinen mag, wenn Du es möchtest, werde ich Dich ganz fest in die Arme schliessen und Dir diesen Freund vorstellen, damit er auch der Deine werden kann !
 
NEWS & PROGRAMM
Der Zeichentrickfilm
hat 30 Millions Klicks erreicht !!!
http://www.auderset.com/blog/11039
www.willygrunch.com
Am 18. Juni
mit der Rockband Saahsal spielen wir in der ROTEN FABRIK in Zürich !
http://www.rotefabrik.ch/en/fremdveranstaltung/eventdetail.php?id=25791
(denkt an uns! Das ist eine Hochburg der alternativen Kultur in der Schweiz)
Von einem jungen Schüler der Filmschule gedrehtes Originalvideo :
https://www.youtube.com/watch?v=uZAMXliP2EY
 [:]